Il y a plus d’un an, je faisais le pari de quitter OVH après huit années de collaboration avec leurs services. Indisponibilités de service, manque de transparence, jamais de geste commercial : bref, rien n’est fait pour que le client reste. Retour sur ma migration chez PlanetHoster, un an après.

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Oui, il fallait que je fasse cette blague.

Même avec les grosses boîtes, je suis un client qu’on pourrait qualifier de fidèle : si le boulot est bon, je ne vais pas voir ailleurs, quand bien même ça serait un peu moins cher. Je suis d’ailleurs de nature plutôt compréhensive : une bourde peut arriver à tout le monde, une entreprise peut traverser une mauvaise passe, ou avoir une série de tuiles qui vont nuire à la relation qu’elle entretient avec ses clients. Mais quand on commence à me prendre pour un jambon, là j’ai une tout autre posture : je suis aussi exigeant que ce que mes clients attendent de moi. Si on me la joue à l’envers, c’est sans scrupule que je vais voir ailleurs. C’est ce qui s’est passé avec OVH.

Au revoir, au revoir, OVH

En 2017, OVH nous fait bourde sur bourde. Les indisponibilités de service se font de plus en plus nombreuses, jusqu’à ce fameux jour, dont j’ai oublié la date exacte, où mes sites et ceux de plusieurs clients ont été indisponibles plus de sept heures. Sept heures, durant lesquelles des prospects passent en vain, durant lesquelles les clients demandent des comptes, durant lesquelles les consoles de surveillance SEO envoient des alertes. Bref, c’est la merde. Comment explique-t-on ça aux clients qu’on a hébergés vers OVH ? Ca, OVH s’en tamponne.

Ce n’était pas la première fois qu’il y avait un souci, mais jusque là ça n’excédait jamais une ou deux heures (ce qui est déjà trop) et ça restait rare. Sauf que deux semaines plus tard, rebelote : une indisponibilité de trois heures, puis de quatre heures le mois suivant. Quant à la possibilité d’avoir un geste commercial, c’est en discussion. Un an et demi après, j’attends toujours. Sans parler de leur SAV qui, bien que très compétent, mettait de plus en plus de temps à répondre aux demandes de support.

Hello PlanetHoster

Qu’à cela ne tienne, un confrère voyant que j’étais en train de râler sur Twitter à ce sujet, me recommande alors PlanetHoster. Au point où j’en étais, je n’avais de toute façon pas grand-chose à perdre, à part du temps et le coût d’un hébergement. Je décide donc de me créer un compte dans l’objectif de déménager, en guise de test en situation réelle, mon site pro, mon blog perso et le site de Madame. OVH ne facilite d’ailleurs en rien le transfert des noms de domaine, qui nécessitent systématiquement de faire appel au support si vous voulez accélérer la procédure. Le support réclame alors des justificatifs et cette démarche est à répéter pour chaque nom de domaine.

PlanetHoster, c’est une boîte tenue par nos cousins québécois d’outre-Atlantique et qui dispose de data centers en France. Leur boîte est suffisamment peu connue pour ne pas encore avoir sa fiche Wikipédia. C’est un curseur un peu idiot que je donne là, mais c’est pour vous éclairer un peu sur la nature de mon choix. En effet, je ne voulais pas d’un géant du domaine, car finalement ça reste de l’industriel et le client n’est perçu que comme une source de revenus, rien d’autre. Un petit tour sur la toile, et déjà on découvre que PlanetHoster a plutôt très bonne réputation. D’ailleurs, un de leurs collaborateurs voit passer notre échange Twitter et vient proposer son assistance au besoin. C’est pro, j’ai apprécié.

Les offres

Déjà, côté offre, c’est réglo et ça donne envie. Et puisqu’une image vaut mille mots, voici comment ça se présente.

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Dans mon cas, j’ai choisi l’offre The World, dont les possibilités sont déjà grandes. Impossible de s’y perdre, puisqu’il n’y a pas des milliers d’options à ne plus savoir sur quoi cliquer. Seulement une option VIP, et qui offre un lot d’avantages assez conséquents. Mais côté perf, comment ça se passe ? Et bien c’est assez simple en fait, puisque vous pouvez paramétrer l’allocation des ressources selon vos besoins :

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La charge serveur tient d’ailleurs très bien la route. J’en veux pour preuve l’abonnement PlanetHoster que j’ai fait souscrire à l’Afpa de Langueux pour mes apprenants et le site de la formation. Et qui me sert, de surcroît, aux sites que je réalise pour la production de ressources en ingénierie de formation. Une vingtaine de Wordpress tournent dessus sans aucun problème, chacun avec une base de données qui lui est propre.

Côté administration

Si l’accès à un cPanel est tout à fait possible, PlanetHoster propose sa propre console d’administration. Pour le designer graphique que je suis, c’est un vrai plus, car cPanel m’a toujours rebuté. D’ailleurs, leur console d’administration peut être perçue comme une version revisitée du cPanel, puisqu’on va y retrouver une grande partie des fonctionnalités, dans l’ensemble, mais organisées de façon totalement différente. Les développeurs web apprécieront eux, la possibilité de passer par cPanel pour accéder aux outils et informations qui les concernent (et qui leurs parleront certainement plus qu’à moi).

Un vrai support client

Le support de PlanetHoster, c’est la crème de la crème du support client. Très sérieusement, je ne connais pas (en France, en tout cas), un support aussi réactif et qui se prend autant la tête pour trouver des solutions. Je vais vous raconter une anecdote pour illustrer ça. Voilà quelques mois, une grosse association me sollicite pour le site Internet de son événement. C’est tout naturellement que je l’oriente vers PlanetHoster qui, vous l’aurez certainement compris, avait déjà fait ses preuves à mes yeux. Puis, cette mission terminée, on convient avec le client de mutualiser les hébergements et de migrer le site officiel de l’association, vers l’hébergement PlanetHoster déjà souscrit pour le second site.

J’avais malheureusement oublié de contrôler une chose : le client utilisait-il des services externes auxquels était lié le nom de domaine ? La réponse était malheureusement oui. Au moment d’envoyer une campagne d’e-mailing via SendinBlue, bim ! Une erreur. Après avoir tout paramétré correctement, l’erreur avait disparu, mais un autre problème survint et impossible de le résoudre. J’ai donc commencé à aller du côté de support de SendinBlue, qui m’a renvoyé vers celui de PlanetHoster. Et j’ai ainsi joué le rôle de facteur entre les deux supports, jusqu’à ce que PlanetHoster parvienne à identifier le problème et le solutionne. Ils ont non seulement pris la peine de revérifier mon travail, mais aussi pris le temps de se connecter au compte SendinBlue du client pour tout rechecker et voir où se trouve le souci. 37 messages échangés avec PlanetHoster, 28 avec Sendinblue. Si ce n’est pas de l’accompagnement, ça ! On saluera aussi le support de SendinBlue qui a fait preuve d’une grande patience.

Je peux aussi vous parler de cette autre fois où j’ai rencontré un problème avec le HTTPS. Le support de PlanetHoster l’a solutionné en intervenant directement dans mon fichier .htaccess. Ni plus ni moins. Ah, une dernière chose : si vous leur écrivez sur leurs horaires d’ouverture, ils répondent en moins de quinze minutes la plupart du temps.

Bref, ils sont aux petits oignons, et ça valait bien l’envoie d’une carte de vœux de l’autre côté de l’océan.

Retour sur un an de collaboration

Au bout de trois mois de test, j’ai commencé à y mettre tous mes nouveaux clients. Après cinq mois d’usage pour mon propre compte, j’ai proposé petit à petit à mes clients se trouvant chez OVH de migrer leur site Internet chez PlanetHoster. Un an et deux mois plus tard, mon constat reste le même. Y a-t-il des points négatifs ? Pour le moment, je n’ai rien identifié de significatif. Il y a bien eu quelques micro-interruptions de service de quelques minutes, mais comme on pourrait en rencontrer ailleurs.

Il y a bien une fois durant laquelle il y eu une interruption de deux heures. Mais suite à celle-ci, l’équipe de PlanetHoster a envoyé un message à tous ses clients pour expliquer ce qui s’était passé, comment ils y avaient remédié, et que suite à ce problème, la solution mise en œuvre a permis à nos sites de gagner en temps de chargement. Finalement, c’était un mal pour un bien.

La classe canadienne

Ca sera ma conclusion. J’aime expérimenter de nouvelles choses, de nouveaux services. Tant pis si je perds du temps, au moins je gagne en expérience. Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous savez que je n’ai pas ma langue dans ma poche. Mais quand, par bonheur, je tombe sur un service premium qui honore ses promesses, alors il est important pour moi de le souligner. PlanetHoster sont de ceux là.

 

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Sébastien DROUIN
   

Sébastien DROUIN

Consultant en communication, designer graphique, formateur, blogueur, chroniqueur radio, catholique, metalleux, zèbre et électron libre. Mi-ours, mi-panda et re-mi-ours derrière.

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